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 Moi, Lisa raconte. (en cours)

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Lioma Hearts
Poil de carotte


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MessageSujet: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Dim 19 Juil - 20:17


   

   
Le journal intime de Lisa
1
   ~10 janvier 1938.~
Cher journal, à vrai dire, c'est la première fois que je tiens un journal intime, et il est vrai que c'est assez impressionnant d'en avoir un entre les mains. Je ne sais par quoi commencer, mais j'ai déjà mon thème: ma fille Lioma. Elle a un frère, plus grand qu'elle en âge, et, je dois le dire, en taille. Je pense écrire un autre journal relatant ses aventures à lui aussi, mais pour l'instant, je vais me concentrer sur celui-ci.

Comme je l'ai dis précédemment, je ne sais pas comment commencer. J'ai mis énormément de temps à me décider à prendre un journal, et encore plus pour me mettre à écrire. J'ignore si je saurai retranscrire tout ce que j'ai sur le cœur et j'ignore si j'aurai des choses à dire, mais voilà, je me lance.

Lioma est la cadette. C'est ma petite fille chérie, et je l'aime plus que tout au monde. Son frère aussi, attention! N'allez pas croire qu'il n'y à qu'elle dans mon cœur, il y a de la place pour tous.

Elle est née un soir de pleine lune, le 9 octobre 1933. Je te laisse faire le calcul cher journal..... Non, je rigole! Elle a actuellement 5 ans, étant de fin d'année, Lioma est très... impatiente. Je trouve sa drôle. Je la vois encore venir vers moi me disant: "Maman, maman, dans 10 mois, c'est mon anniversaire!!". Je lui sourit à chaque fois, et son frère la taquine toujours la-dessus.

Elle est toute mignonne, avec ses cheveux blonds vénitiens, allant presque vers le roux. Elle a mes cheveux mais les yeux de son père: des yeux couleur noisette, reflétant la lumière du jour. Ils sont magnifiques.
Tu trouves que je la complimente trop, journal? Ne t'inquiète pas, comme tous les enfants, elle a sa part de bêtises.

A trois ans, elle s'est emparée d'un crayon et a dessiné sur tous les murs de la maison. Et non, je n'exagère pas, cher journal, elle à vraiment dessiné sur tous les murs!! C'était une catastrophe. Je la vois encore (oui, je me répète, et alors?) me regardant avec un large sourire en me montrant ses créations.

C'est ma petite fille à moi, et personne ne pourra me la prendre. Personne, pas même ses hommes qui enlèvent d'autres personnes pour les emmener je-ne-sais-où. La police ne veut pas nous en dire plus.
La voisine à perdu son fils. Il n'est jamais reparut, et ça me fait peur.

Bon, assez d'idées noires comme cela, je dois te laisser, cher journal, ma fille vient d'entrer dans ma chambre et me demande de jouer avec elle. Peut-être à demain!

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Mer 22 Juil - 22:20


 

 
Le journal intime de Lisa
1
  ~11 janvier 1938.~
Cher journal, c'est la deuxième fois que j'écris sur tes belles pages immaculées, que j'inscris sur tes pages blanches des lignes d'encre noire. Et oui, cher journal, je me sens une âme de poète!

Trêve d'enfantillages, aujourd'hui, je n'ai rien de spécial à te dire. Mis à part qu'aujourd'hui, Lioma est tombée malade. Ce n'est pas une de ces maladies où l'on guérit rapidement, non... Cette maladie va la suivre pendant un bon bout de temps... Et j'en suis triste.
Parfois, je la regarde discrètement. Elle est allongée sur son lit, bien au chaud, mais elle est extrêmement pâle et elle à des cernes sous les yeux. Des grosses cernes noires qui lui donne un air blafard assez effrayant...

J'espère qu'elle va guérir rapidement. Elle me regarde avec une mine si triste, un regard si sombre, qu'elle me fait beaucoup de peine. J'ai envie de la serrer dans mes bras, mais le médecin m'a dit que la maladie pouvait être contagieuse.

Elle me fait tellement de peine que j'ai envie de pleurer...

Oh.. tient... Une larme. Elle coule sur ma joue et tombe sur les pages maintenant remplient d'encre noire. Je suis désolé, cher journal, mais cela m'attriste bien plus que je ne veuille bien le dire. Je n'aime pas montrer mes sentiments, mais avec toi, je peux bien me "lâcher" un petit peu si je puis dire. Mon mari, me rassure et me console bien sur, mais ça me fais du bien de te parler.

Je ne t'ai jamais parlé de mon mari... (En même temps, ce journal est dédié à ma chère petite Lioma) mais je peux au moins te dire son nom: Albert... Albert Hearts. Bel homme aux cheveux bruns coupés courts et aux yeux noisettes que j'aime temps, il m'apaise pendant les moments difficiles. Il est adorable.

Désolé, journal, j'ai un peu déviée du sujet principal, mais cela me fais du bien de parler de chose et d'autre... Enfin bref, Lioma ne peut plus sortir jouer dehors avec son frère. Il s'ennuie lui aussi et reste à son chevet à chaque fois qu'elle le demande. Je lui en suis très reconnaissant pour ce qu'il fait. Ils sont tellement proches tous les deux....

Mince, voilà que je me remets à pleurer... Je suis vraiment beaucoup trop sensible...

Je dois te laisser, j'entends Lioma qui m'appelle! Je ne pense pas écrire durant quelques jours (le temps qu'elle se rétablisse). Alors à bientôt!!

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Ven 24 Juil - 22:54


 

 
Le journal intime de Lisa
1
  ~1 février 1938.~
Cher journal, aujourd'hui Lioma va beaucoup mieux. J'en suis extrêmement rassurée, mais je suis également folle de joie!! Ma petite fille, ma chère petite fille s'est remise sur pied! Elle va pouvoir aller jouer, après ces longues semaines de convalescence... Cela a quand même duré 22 jours... Enfin, je crois... A vrai dire, j'étais plus préoccupée par la guérison de ma fille que du nombre de jours où elle était malade. (J'ai juste regardé la date du jour où elle à reçu les symptômes et j'ai fais un petit calcul, rien de bien extraordinaire!!)

Il faut quand même que je te prévienne, journal... Le chemin vers la guérison est long et laborieux. Et pour Lioma... Cela a été rude...

Au fur et à mesure des jours passés, elle ne pouvait plus bouger. C'était moi qui la levais pour qu'elle puisse manger quelque chose (même si la plupart du temps, elle recrachait-pour ne pas dire vomissait- la nourriture qu'elle ingurgitait).

A un moment donné, elle ne se réveilla pas, elle restait allongée, les yeux hermétiquement clos. J'avais très peur. Lorsque je l'ai découverte dans cette état, j'ai lâché le plateau que je lui avais préparé, il tomba sur le sol avec un bruit fracassant, les assiettes roulant sur le sol, en miettes. J'accourus vers ma fille, ma fille chérie, qui ne se réveillait pas lorsque je l'appelais...

J'avais très peur, je pleurais et toutes les larmes de mon corps s'écrasaient sur le petit visage inerte de ma fille. Je la secouais, espérant la réveiller, la faire réagir... Mais rien... Elle restait désespérément inconsciente.

J'attendais. Les jours passaient. Défilaient lentement comme si le temps voulait la laisser dans cet état...

Je restais à son chevet, son frère et son père à mes côtés. On était tous solidaires envers Lioma, qui se battait contre ce mal qui la rongeait.

Ses cernes se faisaient de plus en plus noirs sous ses yeux, lui donnant un air morbide. On aurait dit qu'elle était.... Non, je ne peux pas le dire. De toute façon, elle est guérit maintenant...

Néanmoins, ce ne sont pas les seuls symptômes qu'elle a contracté: La toux, la fièvre et les tremblements sont venus s'ajouter au tableau déjà assez macabre, que nous offrait son pauvre corps traversé de convulsions... C'était très dur à supporter. Je voulais l'aider, je ne sais comment, mais je le voulais. C'était le seul souhait qui me passais par l'esprit lorsque je la regardais.

Et puis un jour, alors que j'entrais dans sa chambre lui apporter un plateau de nourriture (une fois encore), que je le posais sur sa table basse, à côté de son lit, je la regardai attentivement, et je remarquai quelque chose que jamais, au grand jamais, je n'aurai voulu voir. Et que jamais plus, je ne voudrai revoir.

Sa poitrine, sa petite poitrine de petite fille s'était arrêtée... Elle ne se soulevait plus. Je criais. Je hurlais dans l'espoir qu'elle puisse m'entendre, qu'elle se réveille et me sourit, comme si rien ne s'était passé... Mais non. Elle restait là, le corps inerte, les bras ballants.

J'appelais au secours, et mon mari accourus rapidement. Lorsqu'il me vit avec Lioma dans les bras, inconsciente, il se dirigea vers le téléphone, et appela les secours.

C'était les minutes les plus longues de ma vie. L'ambulance arriva malgré tout très vite, illuminant la pièce de lumières bleues et rouges. Ils emportèrent ma petite Lioma sur un brancard. Je la suivais dans l'ambulance, mon mari étant resté avec notre fils à la maison.

On arriva rapidement à l’hôpital, et je vis qu'un des médecins, à l'allure négligée et au regard fuyant, inséra un liquide dans le corps de ma petite fille. Je lui demandais ce qu'il faisait, ce qu'était ce liquide qu'il avait transmit à Lioma. Il me répondit que ça allait l'aider à guérir, mais le ton qu'il avait employé, et le regard qu'il m'avait lancé lorsque je l'avais questionné, ne me rassura pas. J'ignore ce qu'il a fait, mais cela m'inquiète au plus au point.

Comme je te l'ai dit précédemment, journal, ma fille s'en est tirée. Elle est guérit... Néanmoins, un changement à opérer en elle: ses yeux, à chaque fois qu'elle ressent de la colère, changent de couleur... Ils deviennent rouges! C'est la première fois que je vois ça, et je pense que le "traitement" que lui a administré ce médecin à l'allure louche n'y est pas pour rien...
L'hôpital dans lequel nous sommes allés, appartient au célèbre scientifique: Aloïs Lipschitz. J'ignore si ce médecin à administré ce "liquide" à Lioma sur l'ordre de ce scientifique, mais j'espère que je me trompe. J'ai tendance à m'imaginer beaucoup de chose...

Ça m'a fait du bien de te parler cher journal, et je te remercie de m'écouter comme tu le fais.
Bonne nuit, et à bientôt, pour de prochaines aventures qui, j'espère, seront moins.... horribles.

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Dim 26 Juil - 18:03


 

 
Le journal intime de Lisa
1
  ~21 décembre 1939.~
Cher journal, aujourd'hui, je n'ai pas l'envie ni le cœur à l'ouvrage. A vrai dire, je suis triste et dépitée. Plus triste que dépitée d'ailleurs. Les larmes coulent à flots sur tes pages blanches.

Journal, j'ai une affreuse nouvelle à t'annoncer. J'ai du mal à te l'écrire, ma main tremble tellement que la plume de mon stylo tremblote et dessine en zigzag les lettres de mes mots. Mon fils, mon très cher fils a... Il a... Il a tout simplement disparu, volatilisé. Mon cher Lucas! Je n'arrive pas à y croire...
Je ne t'avais encore jamais dit son nom, journal, et je constate avec effroi que j'ai attendu sa disparition pour te le révéler. Je n'en avais pas parlé avant, et cela m'attriste énormément...

J'aurai dû les en empêcher. J'aurai dû leur interdire de sortir, au du moins, y aller avec eux. J'aurai peut-être pu faire quelque chose. Mais non. Je leur ai dit oui, à mon plus grand malheur.

Les enfants, Lioma et Lucas, avaient décidé de sortir dans la soirée, dans la forêt juste à côté de la maison. Là où animaux et humains pouvaient cohabité sans crainte (les bêtes étaient inoffensives). Il n'y avait aucun danger alors je ne voyais pas pourquoi je leur aurai interdit de sortir... Mais voilà, l'incident arriva...

Les enfants ne rentraient toujours pas. Inquiète, je regardais la grosse horloge qui se trouvait dans la salle à manger: elle indiquait minuit passé. Lioma m'avais pourtant dit qu'ils ne faisaient qu'un petit tour et qu'il rentreraient rapidement. Que c'était-il passé? J'avais très peur et je décidais donc de partir à leur recherche.

J'enfilais mon manteau et courus dehors, dans la nuit sinistre et glaciale de cet hiver sans fin. Je courus jusqu'à la forêt immense qui se présentait devant moi. Je regardai de tous côtés, cherchant le moindre signe, le moindre indice du passage de mes enfants.

Je connaissais chaque recoin de cette forêt, chaque branche, chaque chemin. Et je ne voyais rien. Pas de changements dans le paysage, pas de brindilles cassées, pas de veste abandonnée. Rien.

Alors que je perdais espoir, là sur mon chemin, je vis une petite branche, brisée en deux. Je me disais que c'était un signe et je continuais mes recherches plus intensément. Et puis enfin, je l'aperçus. Le seul indice que m'avais laissé les enfants afin que je les retrouve. Les larmes me montèrent aux yeux rapidement. C'était un morceau du manteau de Lucas.

Je me dirigeai alors vers la direction, la seule direction possible, que m'indiquait ce tout petit bout de tissu. Je courrai.

Et enfin, j'arrivai dans une clairière, une toute petite clairière baignée de lumière: la lumière de la lune. Ce lieu était sinistre et froid contrairement à l'habituel paysage que nous montrait normalement ces bois en plein jour. La forêt montrait un nouvel aspect de son apparence, la nuit, elle nous dévoila un tout autre visage... Plus froid, plus morbide (oui, morbide).

Et au milieu de cette clairière sombre et effrayante, il y avait une petite fille. Elle était assise à même le sol, ses genoux écorchés, ses joues trempées de larmes. Elle criait, elle hurlait à s'en déchirer la voix. Mais surtout, elle pleurait. C'était Lioma, ma fille était seule au milieu de cette clairière humide et sinistre. Seule, son frère n'était nul part.

J'accourus prestement vers ma fille et tenta de la prendre dans mes bras, mais en vain. Elle se débattait, elle hurlait mordait. Elle était encore sous le choc de se qui venait de se passer (Sous ses yeux? Je n'en ai aucune idée...) mais visiblement, elle avait assisté à quelque chose d'effroyable...

Je la pris de force dans mes bras, essayant de la calmer, de la rassurer, de la consoler. Et puis, au bout d'un long moment qui me parus une éternité, enfin, elle se détendit et s'endormit presque aussitôt. Je lui sourit et l'embrassa sur le front.

Je la soulevai. Son petit corps tremblait entre mes bras et je me dépêchai de rentrer. Je pleurai. Je pensais à mon petit garçon, seul, et dans je-ne-sais quelle situation.

Je me rappelle avoir écrit quelque chose sur tes pages, journal, un peu plus haut. J'avais parler de la disparition du fils de la voisine, qui est étrangement similaire à la notre en ce moment. Il faudrait absolument que je lui parle de ces disparitions fortes étranges. Et lui demandé si elle n'avait pas quelques informations...

Enfin bref, reprenons... J'arrivai enfin à la maison et enveloppa ma chère petite fille dans des couvertures bien chaudes. J'avais bien évidemment hurlé à, demandé à mon mari d'appeler la police...

Ils arrivèrent rapidement, et je leur expliqua la situation. Ils allèrent alors sur le lieu du drame et entreprirent d'enquêter sur cette mystérieuse disparition. Et moi, j'attendais avec mon mari, près du lit de Lioma. Elle dormait, mais son sommeil était fortement agité. Elle tremblait et des gouttes de sueur perlaient sur son front. Je l'épongeai presque aussitôt.

Le soleil se levait lentement et les policiers n'avaient toujours rien trouvé. Ils abandonnèrent rapidement, trouvant pour excuse qu'ils avaient d'autres disparitions de ce genre à résoudre!! Cela m'avait mis dans une telle colère, que si mon mari ne m'avait pas retenu, je les aurai tous frappés les uns après les autres!! Ils partirent rapidement en voyant (sans doute) la tête que je faisait, sans demander leur reste.

Je suis triste journal, parce qu'aujourd'hui, j'ai perdu une partie de moi-même...
Je dois te laisser parce que (je dois te l'avouer) je suis fatiguée...

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Lun 27 Juil - 18:31


 

 
Le journal intime de Lisa
1
 ~22 décembre 1939.~
Cher journal, aujourd'hui je dois te le dire, je me suis empressée (après avoir conté sur tes pages blanches, maintenant remplient d'encre, la disparition de mon fils) d'aller chez notre voisine afin d'avoir quelques informations sur les nombreuses disparitions qui sévissent sur le continent d'Azaléa. Informations que la police n'a pas voulu me fournir.

Je décidai de me rendre chez elle, en dépit du fait que je ne la connaissais pas. Je ne connaissais ni son visage, ni son nom... C'était certes idiot, puisque qu'elle habite en face de chez nous depuis que moi et ma famille avons emménagé dans cette rue. Mais je n'avais pas éprouvé le besoin de tisser des liens avec elle. Après tout elle sort rarement de chez elle... (C'est un état d'esprit que je regrette d'avoir eu, elle est extrêmement gentille.)

Je me dirigeai vers sa maison, laissant mon mari avec Lioma, toujours inconsciente.

J'arrivai en face de sa porte. Porte immense en bois massif avec de minutieux petits motifs incrustés à chaque coin. Elle était magnifique.

J'hésitai. Et si elle n'avait aucun renseignements? Et si, ne me connaissant pas, elle restait butée, ne me donnant aucune informations? Qu'aurai-je fais sinon? J'aurai surement abandonnée, si une petite voix dans ma tête ne m'avait rappelé l'enjeu de cette rencontre. Mon fils, Lucas, avait besoin de moi. Je pris mon courage à deux mains, journal, et je toquais.

J'attendis de longues minutes devant cette imposante porte, avant que quelqu'un (un majordome, d'après son uniforme) daigne m'ouvrir. Il m'invita à entrer et me conduisit jusqu'à une petite pièce baignée de lumière.

Elle avait de larges fenêtres qui donnaient sur un jardin immense et magnifique. A l'intérieur, dans le salon, les fauteuils étaient disposés de telle façon que lorsque l'on s'asseyait, les rayons du soleil venait nous effleurer le visage de sa douce chaleur (bien que l'on soit encore en hiver).

J'étais émerveillée. Je regardais, les yeux écarquillés, cette salle si accueillante.

Le majordome me fit asseoir et me dit qu'il allait prévenir sa maîtresse qu'une visiteuse était venue la voir. Avant de partir, il m'offrit une tasse de thé bien chaude. Il s'en alla, me laissant seule dans se lieu d'une beauté époustouflante.

J'avais finit ma tasse lorsque la propriétaire fit son apparition. Ce lieu était déjà magnifique, mais lorsque l'on regarde la détentrice de cet endroit, on comprend pourquoi.

La femme était légèrement rebondie, et malgré ce trait physique assez grossier, elle était d'une beauté saisissante. Elle avait un teint assez pâle, mais ses yeux, d'un vert profond, ressortaient de la blancheur immaculée de son visage. J'exagère à peine, journal. Lorsque je la regardais pour la première fois, la toute première chose qui me frappa, se furent ses yeux. Il reflétaient la gentillesse et la bienveillance de cette dame. J'étais émerveillée.

Elle avait de petites pommettes roses qui faisaient ressortir ses lèvres. C'était la plus belle "créature" sur laquelle j'eus posé mes yeux jusqu'à maintenant.

Elle s'avança. Je me levai pour l’accueillir (enfin, bien que se fut moi l'invitée). Elle me serra la main, geste assez formel, certes, mais qui convenait à cette situation: après tout, je ne la connaissais, et elle non plus...
Elle me sourit, et je me sentis tout de suite en confiance avec elle, rassurée.

Je m'asseyais à nouveau, mais cette fois en face de mon interlocutrice. Elle me regarda et me demanda ce qui m'amenait ici. Avant de commencer, je lui demandais son nom, gênée de ne pas le connaitre.

Elle me sourit et répondit avec une douce voix: " Je suis Madame Lenoir. Isabelle Lenoir. "

Je me présentai à mon tour. Elle me sourit chaleureusement, et m'incita à continuer.

Alors, je lui racontai tout: que j'avais deux enfants, Lioma et Lucas, qu'ils se sont promenés en forêt et que l'un deux avait disparu. A cette pensée, une larme coula le long de ma joue. Isabelle s'avança vers moi, et me prit les mains, pour me réconforter. Ses yeux reflétaient la tristesse qu'elle avait elle-même ressentie.

Je lui demandai si elle avait des renseignements sur ces disparitions, bien que cela fait presque deux ans que son fils à disparu... Elle me répondit:

" Vous savez Lisa... -je peux vous appelez Lisa?- me demanda-t-elle, j'acquiesçais, vous savez, j'ai ressenti la même peine, la même tristesse que vous lorsque mon propre fils, Luke, à disparu. Devant l'inaptitude de la police face à cette enquête, j'ai décidé de faire appel à quelqu'un... "un enquêteur", qui était déjà intéressé par cette sombre affaire. Il fit de nombreuses recherches, et au bout de plusieurs mois, il trouva enfin quelque chose. "

Elle s'arrêta afin de reprendre son souffle, et j'attendais la fin de son récit, la regardant attentivement, impatiente. (Je vais essayé de rapporter chaque mot qu'elle a prononcé sur tes pages, journal).

Enfin, elle reprit.

" Connaissez-vous Aloïs Lipschitz, Lisa? "

Je lui dis que oui, mais pas personnellement. J'eus un très mauvais pressentiment quant à la suite de son récit.

" Aloïs est un brillant scientifique, reprit-elle, très brillant. Il a décidé de faire des expériences sur le corps humain, et ces tests, il les a nommé " l'Expérience "...
En quoi consiste ces tests? Pour l'instant, nous ne le savons pas, mais nous savons, moi et l'enquêteur que j'ai engagé, que ses scientifiques capturent des personnes pour leur faire subir ces... atrocités. Aucune, pour l'instant, n'est encore reparue. Mais d'après l'enquêteur, cela ne saurait tarder...
"

A ces mots, Je pris peur. Tu te rends compte, journal... Un homme, un brillant scientifique en plus, enlève des gens pour leur faire subir je-ne-sais quel test...

Mon pauvre Lucas, j'espère que je te retrouverai avant que cet homme, Aloïs Lipschitz, ne te fasse la moindre piqure.

Déterminée, je demandais à Isabelle si je pouvais les aider dans leur enquête, ou du moins, être mise au courant de ce qui se passe. Elle accepta de bon cœur.

Je repartie, à la fois rassurée et apeurée... Enfin, les choses avançaient. Mais dans le mauvais sens. Certes j'ai appris beaucoup de choses en allant chez Isabelle Lenoir, mais ces informations étaient disons, effroyables.

Je racontai tout à mon mari. Au début il eut du mal à me croire (moi-même, j'ai dû me répéter l'histoire plusieurs fois avant d'être vraiment sûre), mais il me fit confiance et accepta la dure réalité...

Aujourd'hui, journal, j'ai appris beaucoup de choses, et j'espère que tout s'arrangera très bientôt...

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Sam 1 Aoû - 12:55



Le journal intime de Lisa
1
~30 décembre 1939.~
Aujourd'hui, journal, je reprends l'écriture. Cela fait quelques jours que je n'ai pas pris ma plume et écrit sur tes pages. (Je t'avoue que cela me manquais énormément...). Mais j'avais une excellente raison, journal.

Toute la semaine, j'ai aidé à l'enquête sur Aloïs Lipschitz, le Laboratoire et bien sur, sur les nombreuses disparitions... C'est.. comment dire, assez futuristes. Je n'en croyais pas mes yeux et mes oreilles. Mais ces informations, je te les raconterai après. Chaque chose en son temps.

Un soir, le 24 décembre 1939, je me suis rendue chez Isabelle (notre chère voisine si tu as oublié...) tout simplement parce qu'elle me l'avait demandé.

Je m'attendais à voir avec elle l'enquêteur, James de son prénom, mais elle était seule dans la pièce où nous avions l'habitude de nous réunir afin de voir ce qu'il avait ramené comme informations.

Sur la table du salon, une lettre avait été placé bien en évidence afin qu'Isabelle et moi-même puissions la lire sans se gêner.

Je l'interrogeais du regard, mais elle m'invita à lire cette fameuse lettre. Elle avait surement dû la lire avant moi puisque qu'elle ne réagit pas lorsque je l'ai prise.

Cela devait être l'écriture de l'enquêteur... Je regardai la fin de la lettre et effectivement, sa signature était présente à la toute dernière ligne: James L. Poulvord.

Après ma lecture, j'étais.... surprise et également horrifiée. Je te montrerai la lettre à la page suivante journal, puisque j'ai demandé une copie de celle-ci à Isabelle, qui a bien évidemment accepté.

Elle avait copié la lettre et la conserva chez elle, et me donna l'originale. C'est extrêmement gentil de sa part...

Je t'invite journal, à lire cette lettre avec moi, afin que tu vois de tes propres yeux (si je puis dire!) le fameux projet du scientifique Aloïs Lipschitz.

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Sam 1 Aoû - 14:12




Chère Isabelle,

Je m'excuse à l'avance car ce soir, je ne peux venir chez vous. Mais j'ai découvert quelque chose sur le scientifique Aloïs Lipschitz et sur l' "Expérience". J'espère que les informations que je vais vous fournir vont atténuer votre curiosité, du moins jusqu'à ce que je revienne de ma petite enquête et vous divulgue toutes les informations que j'ai appris...

Je me suis infiltré dans le Laboratoire de ce scientifique. Ne me demandez pas comment, secret professionnel je m'en excuse (une fois de plus...).

Bref, je me suis donc infiltré dans ce laboratoire, déguisé en scientifique, et j'ai suivi un petit groupe (que je savais qu'il travaillait sur ces tests). Ce petit groupe de scientifiques, je l'avais déjà repéré depuis un bon bout de temps. Je savais qu'il travaillaient sur l' "Expérience", j'ai donc préparé soigneusement ma filature.

Je les ai donc suivi, prétextant être un nouveau venu que Aloïs Lipschitz avait appelé "en renfort", juste au cas où.

A vrai dire, j'avais surpris une conversation entre deux énergumènes, un soir, disant qu'Aloïs avait demandé à un scientifique de venir au Laboratoire afin d'aider les autres dans leur travail.

J'ai donc attendu patiemment le jour j, jour d'arrivée de ce fameux nouveau venu, et j'ai, assez facilement je dois le dire, usurpé son identité et pris sa place.

J'intégrai presque aussitôt le petit groupe et les suivaient tous les jours jusqu'à une petite pièce sombre et froide où étaient empilés plusieurs cartons contenant chacun des piles et des piles de sérums... Ne me demandez pas ce que c'était que ces sérums, il n'y avait pas de nom dessus: ils n'étaient identifiés uniquement par des chiffres et des lettres (2B-3, 8Z-6...etc).

J'ignore de quoi il s'agit et j'espère le découvrir: les autres scientifiques ne me font pas entièrement confiance et ne veulent pas divulguer leurs "secrets"...

Mon enquête se porte donc maintenant sur ces sérums forts étranges qui sont gardés dans une petite pièce au fond d'un couloir sombre et mal éclairé...

J'espère trouver quelque chose avant la fin de la semaine, mais je ne vous promets rien, j'essaie de me faire le plus discret possible afin de vous fournir le plus d'informations possible.

J'espère vous revoir bientôt vous et Lisa Hearts,
Amitié,

James L. Poulvord

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Sam 1 Aoû - 15:01



Le journal intime de Lisa
1
~30 décembre 1939.~
Après avoir lu cette lettre, j'étais de plus en plus impatiente de connaître le fin mot de toute cette histoire... Mais James ne reparaissait toujours pas et l'enquête stagnait de plus en plus...

Jusqu'au jour où nous avons reçu une autre lettre, le 27 décembre 1939...





Chère Isabelle (et Lisa Hearts),

J'espère que vous vous portez bien toutes les deux.
Mon enquête avance bien et je dois dire que je suis extrêmement surpris par l'intelligence d'Aloïs qui a eu cette idée (aussi farfelue soit elle) de l' "Expérience"...

Je me trouvais dans une impasse, ne sachant ce que voulait dire les noms étranges écrit sur les petits tubes de sérums. Je pris mon courage à deux mains et osa poser la fameuse question aux scientifiques avec qui je "travaillais" (mon boulot étant de les surveiller).

Je vous écrit 3 jours après ma lettre précédente car je n'avais pas encore reçu de réponse à ma question (les scientifiques ne me faisant toujours pas confiance...) et je ne voulais pas vous écrire une petite lettre où aucune informations ne paraissaient dessus.

Hier soir, alors que j'étais seul dans cette fameuse pièce avec un autre scientifique (le plus jeune à mon avis), je lui reposai ma question espérant que lui me répondrait. Et c'est ce qu'il fit...

Il m'a dit que les noms inscrits sur les tubes servaient à identifier clairement quel type de sérum se présentait devant nous. Il prit un de ces tubes dans une main et me montra le reste du nom (que visiblement je n'avais pas remarqué.... Et j'en suis désolé.).

Sur ce tube, il y avait inscrit: 3A-4 type vampire. Oui vampire, vous avez bien lu et vu. L' "Expérience" consiste à transformer des personnes en vampire, ou encore en hybride (des hommes ou des femmes mi-homme, mi-animal). Les scientifiques les surveillent afin de voir comment se comporte le cobaye.

Comment administrent-ils leur sérums? C'est une excellente question dont la réponse va vous surprendre.... Lorsque vous allez voir un médecin ou un infirmier afin de vérifier si vous ou votre enfant allez bien, ils en profitent pour vous dire que vous avez besoin d'un vaccin (oui, c'est ce qu'ils ont trouvé comme excuse pour administrer leurs tests à leurs patients).

Méfiez-vous de tous les médecins, infirmiers ou scientifiques qui s'intéressent beaucoup trop à vos enfants. C'est un conseil que je vous donne, ne m'en veuillez pas si je vous fais peur, ce n'est pas voulu...

Cependant je vous rassure, certains cas ne sont pas compatibles avec l' "Expérience", ce qui fait qu'ils ne sont pas contaminés par ces sérums. Néanmoins, je ne peux vous cacher que les cobayes (excusez-moi du thermes) qui ne sont pas compatibles, peuvent toutefois contracter quelques symptômes...

Vous m'avez parlez de votre fille, Lisa, - Lioma n'est ce pas?- qui, lorsqu'elle se mettait en colère, changeait la couleur de ses yeux: ils devenaient rouges...
J'ai bien peur de vous dire qu'un médecin s'est approché de votre Lioma, et lui a injecté un sérum de type vampirique... Je pense qu'il a pu le faire lorsque vous êtes aller dans l'hôpital d'Aloïs Lipschitz afin de guérir Lioma qui avait contracté une maladie très dangereuse en février de l'année précédente...

S'il vous plait, faites très attention à elle et surveillez là maintenant qu'elle est devenue comme elle est...
Le jeune scientifique m'a dit que les symptômes apparaissaient au bout de quelques mois, voir plusieurs.... Cela dépend des cas.

A mon avis, votre fille n'est pas compatible avec le virus, mais toutefois, faites attention (je le répète). On n'est jamais trop prudents.

J'espère vous avoir apporté assez de détails et d'informations que vous souhaitiez et ne pas vous avoir fait trop peur...

A très bientôt,
Et toutes mon amitié à vous Lisa, et à vous Isabelle,

James L. Poulvord

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Lun 3 Aoû - 22:46



Le journal intime de Lisa
1
~30 décembre 1939.~

Tu ne peux pas savoir à quel point cela m'a.....choquée. Ma pauvre fille, qui avait déjà subie tellement: sa maladie, la perte de son frère... et maintenant ça.

J'aurai dû me douter de quelque chose: elle m'a une fois demandé pourquoi ses yeux changeaient de couleur lorsqu'elle ressentait de la colère... Mais je ne m'étais pas intéressée plus que ça à son cas. Je regrette amèrement.

Elle m'avait également parlé de sa soudaine agilité lorsqu'elle faisait des sauts, ou grimpait aux arbres. Et il est vrai qu'elle était beaucoup plus à l'aise parmi les branches des arbres qui se trouvaient à une bonne dizaine de mètres, que sur la terre ferme... Elle passait son temps en hauteur, regardant d'un air innocent le bleu azur du ciel.

Je... je ne me doutais pas qu'elle aurait pu contracter ces... symptômes du vampire. Je.. je n'y crois toujours pas journal. Bien que James m'a (enfin nous a prévenu, moi et Isabelle) que les...symptômes (désolée je me répète) ne se voyaient pas avant plusieurs mois, qui sont passés soit dit en passant.

J'espère sincèrement qu'il a raison, et que ma petite Lioma ne soit pas compatible avec le sérum.

Lorsque j'avais fini de lire la dernière lettre, je me suis affalée sur le canapé d'Isabelle, choquée et confuse par les nouvelles que l'enquêteur nous avait ramené... Elle aussi était déconcertée par ces informations, mais pour mon bien je pense, elle ne fit pas paraitre ses sentiments pour ne pas m'alarmer d'avantage.

Elle est si attentionnée, cela m'a énormément touchée, et je suis très heureuse de la connaitre un peu plus maintenant.... Même si notre amitié s'est faite sur une affaire sordide.

Elle m'offrit une tasse de thé toute chaude qu'elle venait de préparer. Je la buvais d'une traite, incapable de contenir mes sentiments à ce moment là... Et je ne pu retenir une larme... Elle tomba dans la tasse, et des ondes se formèrent à la surface du liquide. Cela m'hypnotisa pendant de longues minutes, enfin, jusqu'à ce qu'Isabelle me sorte de ma torpeur en m'enlaçant tendrement.

Jamais, journal, je n'avais montré mes sentiments à personne, mais devant cet élan de bienveillance, je cédai et pleurai dans ses bras si accueillants.

Une fois que je m'étais calmée (légèrement, je dois bien te l'avouer), elle m'offrit une deuxième tasse de thé. Je pris mon temps, cette fois, non seulement pour remettre mes idées en place, mais également pour profiter des biens faits calmant du liquide. Cela m'a fait le plus grand bien.

Je la laissais seule avec son majordome et je rentrai chez moi, après lui avoir assurée que je m'en sortirai. Je l’étreignai avec force et, à contre-cœur, la laissai à l'entrée de sa demeure.

Je rentrai chez moi et allai rapidement vers ma fille pour la prendre dans mes bras. Je la serrai fort et voyant son petit visage qui reflétait son incompréhension, je rigolais.

La tension s'envola dès lors ou je sentais son petit corps contre le mien. Cela me rassurai, et j'en oubliai presque les informations apprises précédemment...
Enfin, pas pour très longtemps.

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Ven 7 Aoû - 13:11



Le journal intime de Lisa
1



~8 octobre 1945.~

Journal, aujourd'hui, je reprends le stylo car il est vrai que ces derniers temps, (enfin... ces dernières années...) je n'avais pas vraiment le courage d'écrire sur tes pages. Enfin, ce n'est pas que je n'avais pas le courage, non... c'est juste qu'il ne se passait rien d'intéressant.

Ces histoires d'expérience, de scientifique et de nouvelles races encore à naître sont, certes, ignobles... Mais au moins, j'avais quelque chose à dire. Je pouvais me "défouler". Je n'aime pas ce mot, mais c'est celui qui se rapproche le plus de la vérité...

Je tiens à te rassurer, journal... Bien qu'un journal ne ressent pas de peur, de colère ou quoi que ce soit... Un journal accueille nos sentiments les plus profonds et les conserve sur ses pages blanches usées par le temps. Néanmoins, je peux te dire... que Lioma n'est pas plus vampire que moi.

Mis à part cette agilité déconcertante et sa tendance à changer de couleur de yeux lorsque sa colère monte... C'est une fille des plus normale. Et j'en suis soulagée.

Elle a bien grandie depuis tout ce temps... 12 ans déjà... (enfin, demain...). Elle est devenue une très belle jeune fille à la chevelure toujours aussi rousse et aux yeux d'une couleur noisette magnifique...
Bien qu'ils changent un peu trop souvent à mon goût. Enfin, je ne peux plus rien y changer... elle a le sérum en elle, et personne ne peut le lui retirer.

Nous avons bien essayé, Isabelle (la voisine), James (l'enquêteur) et moi (sa mère), de lui épargner ces symptômes en analysant son sang... Un passage que j'aurai préféré ne pas te révéler car je n'en suis pas fière...

Lioma n'aimait pas les piqûres, or nous avions besoin de faire un certain nombre de prise de sang afin de pouvoir examiner la substance qui était dans son corps. Elle pleurait, me suppliant d'arrêter. Et bien évidemment, je ne l'écoutai pas, préférant la faire (légèrement) souffrir et découvrir quelque chose  d'intéressant.

Je regrette amèrement ce geste, surtout qu'à la fin de ces examens, nous n'avons trouvé aucune trace d'anomalie dans son liquide sanguin.

Elle me détesta pendant plusieurs jours. Beaucoup de temps pour une petite fille de sept années à peine. Ce fut très dur pour elle... mais également pour moi.

Désormais, notre famille est de nouveau unie. Même si Lucas est toujours porté disparu... Lioma ne se souvient même pas de son visage... J'ai beau lui répéter son nom tous les jours, elle ne le retient jamais. Cela m'attriste au plus haut point: ils étaient si proches tous les deux.

Cette famille a connue des coups bas... plus que n'importe qu'elle famille. Mais j'espère que la fête de demain, pour l'anniversaire de ma fille, va rendre le sourire à tout le monde...

Mais je ne parle pas trop vite, journal... Je sais que tout et n'importe quoi peut arriver lorsque l'on s'y attend le moins.

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Ven 7 Aoû - 14:48



Le journal intime de Lisa
1



~15 octobre 1945.~

Cher journal... Cela faisait longtemps... Je reprends enfin...

Bon, je me lance....

Journal, c'est avec grande tristesse, solitude ou tout ce que tu veux qui qualifie mon sentiment en ce moment... que je reprends le stylo.
Cela fait plusieurs jours que je n'ai pas écrit... pour cause d'un évènement inattendu macabre serait le mot juste.

La fête d'anniversaire de ma chère petite Lioma... ne s'est pas passée comme je l'avais espéré. J'avais tout préparé: les ballons colorés, le gâteau imposant, les bougies, la décoration. Tout. C'était tellement parfait.

Lioma était excitée, comme tout enfant invitant des amies pour son anniversaire. Les cadeaux étaient empilés sur la grande table basse du salon, attendant que les mains maladroites de la fillette (qui a douze ans maintenant) se baladent sur leur protection de papier.

Le tableau était incomparable. J'avais même pris des photos de la journée... Mais je ne les montrerai pas: elles me rappellent trop de mauvais souvenirs.

La porte sonna tout à coup, et je laissai mon mari s'en occuper. Je n'aurai jamais dû. A peine eut-il ouvert la porte que tout se transforma en cauchemar.

Je vois encore le nouvel arrivant sauter à la gorge de mon mari pour lui retirer tout le sang de ses veines... Un vampire. Un vampire s'était introduit chez moi.

La foule hurlait devant la vue de tout ce sang. Il y avait une grosse flaque rougeâtre à l'endroit où Albert, mon mari adoré, s'était écroulé. Sans vie. Je cherchai Lioma du regard, à la fois choquée et inquiète. Où pouvait-elle bien être?

La petite s'était cachée sous la table basse, ne comprenant ce qui se passait ni où j'étais. Je la pris dans mes bras et la tins fermement pour éviter de la perdre.

Il y avait du sang partout: sur les murs, sur le sol... sur les cadeaux. Des corps, parfois avec une infime conscience, jonchaient le plancher du salon. Je ne voyais plus rien. Mes larmes cachaient ma vision et je trébuchai contre quelque chose.

Je me retournai pour éviter d'écraser ma fille, et tombai lourdement sur l'épaule. Je cherchai le coupable de ma chute, et mes yeux tombèrent sur la créature. Visiblement, c'était un jeune homme, mais ses yeux étaient réduit à deux petites fentes, ses joues étaient creuses et ses lèvres asséchées. Malade, c'est le mot juste pour le qualifier.

Il regardait ma fille avec avidité. Je ne sais pourquoi, mais je pense que le sang de Lioma est devenu très... (je n'arrive pas à croire que je vais employer ce mot) nourrissant après que le sérum soit entré en son corps.

L'homme la regardait, fasciné, comme s'il ne voyait qu'elle sur son chemin.

J'eus très peur, et je priai afin que quelqu'un vienne à notre secours. L'attente fut pour moi insoutenable. Combien de temps s'était écoulé depuis que le vampire était venu dans la maison? Je ne savais plus. Tout ce qui importait, c'était ma fille.

Et enfin, quand je pensais que tout était perdu pour Lioma et moi, un homme fit son entrée.

James L. Poulvord, l'enquêteur d'Isabelle Lenoir notre voisine, avait une arbalète dans les mains et menaça le vampire. Celui-ci rigola et se jeta sur l'homme que visiblement je ne connaissais toujours pas. James se battait vaillamment, esquivant avec habileté les coups de la créature. Les rendant presque aussitôt.

Je n'en revenais pas et lorsque le combat prit fin, lorsque le vampire se retrouva raide mort à ses pieds, je le regardai. Tout d'abord avec reconnaissance, mais également avec incompréhension.

Il me dit alors, avant de me serrer dans ses bras.

" Il faudra que l'on parle... Lisa. "

Je ne relevai pas tout de suite ses intentions, préférant me reposer sur ses larges épaules, Lioma toujours dans mes bras. En pleurs.

Aujourd'hui, journal, je t'ai conté la mort de mon mari, Albert Hearts, victime d'une créature façonnée par l'être-humain. Comment un créateur peut-il perdre aussi facilement le contrôle de ses.... monstres? Comment Aloïs Lipschitz a-t-il put créer une chose aussi abominable?

Je n'ai pas les réponses dans l'immédiat, mais j'espère que les nouvelles informations que James Poulvord me fournira, m'aidera à comprendre...

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Dim 9 Aoû - 18:41



Le journal intime de Lisa
1



~16 octobre 1945.~

Cher journal, aujourd'hui, j'ai reçus une lettre de James, me demandant de le rejoindre devant les marécages d'Azaléa. J'imagine que la raison pour laquelle il veut me faire venir dans un endroit aussi étrange pour avoir une discussion, c'est en rapport avec tout ce qui se passe en ce moment.

J'hésite, journal... Vais-je y aller? Ai-je vraiment envie d'y aller?
La réponse est simple comme bonjour: évidemment que oui. Si ses informations peuvent me rendre mon fils perdu et éclaircir les derniers évènements, alors oui, je veux prendre le risque de connaitre la vérité.

Je vais confier Lioma à Isabelle. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas de la laisser pendant une durée indéterminée, mais c'est pour la bonne cause.



~17 octobre 1945.~

Je n'en reviens toujours pas... Comment une chose aussi...complexe... peut exister? Hier journal, j'ai appris des éléments très intéressants, mais encore confus.

Comme je te l'ai dit hier, journal, je me suis rendue devant l'entrée des marécages, attendant avec appréhension et impatience la venue de mon interlocuteur. Il m'avait donné rendez-vous à une heure avancée de la journée, l'après-midi pour être plus précise.

Enfin, il arriva. Il était habillé de noir, une arbalète sur l'épaule et une lame dans le dos. C'était assez angoissant et je me suis dit à ce moment là qu'il ne devait pas être ce qu'il prétendait lorsque je l'ai rencontré pour la première fois.

Il me sourit et m'enlaça tendrement. Ses gestes contrastait avec sa carrure plutôt... corpulente. James était tout de muscles et la position dans laquelle nous nous trouvions était assez comique. Néanmoins, j'étais heureuse qu'il soit à mes côtés.

Il me dit, après avoir arrêté notre étreinte:

" Je suis ravi de te voir en bonne santé, Lisa... Et toutes mes condoléances... "

Je le regardai dans les yeux, refusant d'à nouveau fondre en larmes. Je voulais me montrer forte devant celui qui m'avait littéralement sauvé la vie.
Il reprit:

" Suis moi, et fais attention où tu mets les pieds, c'est extrêmement glissant. "

Il m'entraina au plus profond des marécages, me guidant sur des sentiers qui étaient camouflés par la verdure et l'humidité. Un œil humain n'aurait normalement pas put les voir, mais James semblait connaitre ces lieux comme sa poche. Je suis sûre qu'il aurai pu faire ce chemin les yeux bandés.

Je le suivais tant bien que mal, m'écorchant les jambes, les bras, le visage.

Nous avons marché pendant un bon moment, je n'ai même pas retenu le chemin que nous avons emprunté à l'aller, et encore moins pour le retour. J'étais perdue et je voulais au plus vite arriver.

Peut-être que les cieux m'ont entendu car à cet instant précis, j’aperçus une grande bâtisse placé au milieux d'une petite clairière. Elle était camouflé de telle sorte à ce qu'aucun individu ne puisse la voir, de loin en tout cas.

J'interrogeai James du regard mais il me sourit et continua sa route sans donner de réponse à ma question silencieuse. Je le suivais une fois de plus mais il s'arrêta d'un coup. Je le heurtai, bien évidemment.
C'était prévisible, non?

Il prit son arbalète, encocha une flèche et tira vers un arbre précis: visiblement, le plus vieux et le plus grand de ce lieux sinistre et humide. Sa flèche partie si vite que je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit. Elle s'enfonça dans le tronc de l'arbre avec un nombre conséquent d'autres flèches.

Je ne comprenais pas mais voyant que James marchait en direction de la bâtisse, je ne lui demandai aucune explication. Je savais que, s'il m'avait fait venir ici, c'était pour répondre à des questions que moi-même, je n'avais pas encore à l'esprit. Mais cela ne tarderai pas, pensais-je à ce moment là.

Il me fit entrer par la grande porte (en bois massif tout de même) qui protégeait l'entrée de ce lieu plus qu'étrange. Je me retrouvai dans un long couloir sans fenêtre, mais éclairé par des bougies placées tout le long.

James passa devant, saisi la poignée d'une nouvelle porte et me dit, avant de l'ouvrir en grand:

" Bienvenue dans le Quartier Général... des chasseurs. "

Je n'eus pas le temps de m'interroger sur la signification du mot "chasseur" car James me prit le bras et m'entraina avec lui dans la nouvelle salle qui s'offrait à nous.

On était entré dans une pièce spacieuse, une sorte d'accueil.... Je ne sais trop comment l'expliquer journal.... Il y avait des fauteuils, des panneaux d'affichage, des vitrines, un entreposage d'armes... etc...
Il y avait beaucoup de monde dans cette salle, tous habillés à peu près de la même façon que James, et lorsque nous sommes arrivés, ils se sont tous retournés.
C'était pesant.  Je  n'aimais pas cette ambiance. Mais très vite ils reprirent leurs activités... Étranges, non?

Quelques uns des individus venaient saluer James, l'appelant par son prénom, parfois son nom. Et parfois, il l'appelaient "chef"... Je ne comprenais toujours pas mais j'attendais d'être dans un endroit plus calme pour lui demander des explications.

Il m'entraina dans un couloir, plus large celui-ci, et me guida parmi ce labyrinthe de pièces, de couloirs. Enfin, une porte, plus grande que les autres se présenta à nous. Le nom de James L. Poulvord étaient gravé dessus.

Je le regardai, mais une fois de plus, il ne dit rien. je commençai à en avoir assez de tous ces mystères et entrai dans la nouvelle pièce, qui était un bureau.

Un grand tableau représentant une personne importante était accroché sur le mur, derrière le comptoir. Mais ce n'était pas le portrait de James... Voyant que je regardai attentivement cette œuvre, celui-ci me dit:

" Je te présente mon arrière-grand-père: Jack L. Poulvord. C'est le fondateur de notre groupe, de nos activités, de notre QG. "

Et il reprit d'une voix calme et rassurante:

" Tu dois avoir des tonnes de questions à me poser, Lisa, mais laisse moi d'abord t'expliquer... Tout t'expliquer, du début à la fin, sans interruption de ta part... s'il te plait? "

Il me regarda avec insistance et je souris, lui disant qu'il pouvait commencer.

" Merci. Il hésita longtemps puis commença enfin...
Tout à commencer en 1900, en octobre pour être plus précis... Il y a eut une annonce comme quoi un glissement des plaques tectoniques pouvait se manifester à n'importe quel moment. Et c'est ce qu'il advint: 7 mois plus tard, un tremblement de terre éclata notre monde. Il y eut deux secousses cette fois-là: très puissantes et dangereuses qui anéantirent presque toute vie sur terre.
Les survivants vivaient tant bien que mal, repoussant l'heure de leur mort à venir.
Un continent a vu le jour suite à cette catastrophe naturelle: Azaléa. Ce continent est l'agencement de plusieurs morceaux de terre d'autres pays détruits. Notre refuge...
"

Je connaissais déjà cette histoire, évidemment. Qui ne connais pas les circonstances dans lesquelles notre "nouveau" monde a été construit? Mais si le rappel de cette tragédie pouvais m'aider à mieux comprendre, alors soit, j'écouterai sans broncher.
Il reprit:

" Sur ce continent, une riche famille avait construit tout ce qui suffisait pour survivre et accueillait les survivants pour les aider. Ils bâtissaient des maisons, construisaient des écoles... Tout le monde étaient heureux.
Mais un Laboratoire a également vu le jour... Et des rumeurs commencèrent à affluer: des expériences sur des cobayes humains se dérouleraient à l'intérieur de ces murs... C'était le commencement de l' "Expérience"...


Il me regarda, s'assurant que jusqu'ici, je le suivais toujours. Il continua:

" Cette famille... personne ne sait de qui il s'agit... "

Une famille riche dont personne ne connait le nom...? C'est étrange, tu ne trouves pas journal... Et La famille Lipschitz dans tout ça? Il ne m'en parla pas, mais je pense qu'elle diriger le Laboratoire, je ne vois que ça...

" Suite à ces tests, de nouvelles races ont vues le jour... Les hybrides pour commencer, puis récemment, les vampires. Le sérum vampirique a été découvert en 1930 environ... On est actuellement en 1945, ils font toujours des tests dessus pour améliorer le produit... "

Il fit une courte pause pour reprendre son souffle, puis reprit avec une pointe de fierté dans la voix:

" Après qu'un être mi homme-mi tigre est attaqué les membres de la famille de mon arrière-grand-père, ce dernier décida de fonder une agence qui combattrait les anomalies apparues. Il créa alors le Quartier Général des chasseurs et construisit de ses propres mains le tout premier repère. Qu'on a améliorer, évidemment. "

Il sourit ce qui me détendit immédiatement. Je pouvais lire dans son regard à quel point il était fier des membres de sa famille. Il continua.

" Pour qu'un monde meilleur puisse voir le jour, mon arrière-grand-père s'est chargé de rassembler les victimes des différentes races, les survivants d'attaque féroce, les derniers membres de famille survivants... afin de les entrainer à tuer. Oui, a tuer, Lisa. Nous ne pouvons vivre en harmonie avec ces créatures dont on ignore les pouvoirs et les capacités. Ceux qui voulaient se battre le faisait, les autres retournaient chez eux. Et c'est toujours le cas maintenant.
C'est moi, le chef de cette communauté, et j'accueille tous ceux qui veulent survivre sans peur. Je leur apprends à tenir une arme, à tirer à l'arbalète ou à l'arc. Je leur apprends à tenir une lame, à attaquer, à se défendre... à se camoufler.
"

Tout en disant cela, James faisait les cent pas, parcourant la pièce de ses jambes puissantes. Il énumérait chaque point de son organisation en comptant sur ses doigts. Je le regardai, tentant de comprendre le moindre mot sortant de sa bouche... Je n'arrive toujours pas à y croire, journal... Les chasseurs chassaient les nouvelles races... pour notre bien. J'ignorai qu'il existait une telle... association d'hommes. J'en suis presque admirative.

James me regardait, attendant que je lui dise de continuer. Je lui fit un signe de tête, l'invitant à poursuivre.

" As-tu des questions avant que je ne finisse? "

Des questions? Évidemment que j'en avais, mais je ne savais par où commencer... Quel est le but d'Aloïs Lipschitz et de sa famille? Y a-t-il un remède au sérum? Si non, pouvons-nous essayez de vivre en harmonie avec ces races? Pouvons-nous arrêtez ce scientifique?
D'autres questions encore, sur les chasseurs par exemple... Comment se passaient les traques? Y avait-il des ordres de missions ou les chasseurs pouvaient agir comme bon leur semblait? Fallait-il, après avoir.... tuer (je n'aime pas ce mot), rendre un rapport ou quelque chose du genre?

Bref, oui, j'avais des questions... mais elles ne sont pas si importantes que ça... Enfin, si, une... la toute première que je me suis posée depuis que ces évènements ont commencé... Le but de la famille Lipschitz...
Il me répondit avec calme mais tristesse:

" Malheureusement pour le moment, nous ignorons l'objectif final des Lipschitz... Je ne sais le pourquoi du comment, mais je trouverai bien un jour. Les motivations de cette famille ne resteront pas secrètes bien longtemps. "

J'étais déçue par cette réponse, mais n'insistai pas puisque lui aussi était dans l'ignorance. Néanmoins, une autre question me vint à l'esprit: Pourquoi, en arrivant au QG, James a-t-il lancé une flèche au sommet du vieil arbre?

" Tu vois, le Quartier Général est placé de telle façon que, lorsqu'un individu entre dans la clairière, on peut le voir à des kilomètres. Si c'est un intrus, les guetteurs placé dans les arbres ont juste à tirer pour le tuer. Alors, lorsqu'un chasseur veut entrer dans la bâtisse, il lui suffit de lancer une flèche dans le tronc de l'arbre afin qu'ils ne le tuent pas par inadvertance... Bien sûr, les différents chasseurs ont chacun une "signature". Ainsi, ils tirent tous de façon différentes: avec une flèche en feu, avec un canif... Ils ont tous leur tir propre. "

C'était plus clair. Je n'avais plus de questions alors il continua.

" C'est ici que les chasseurs peuvent se fournir des armes. On a une forge et des hommes pour nous fabriquer notre propre équipement. Si jamais tu veux quelque chose pour te défendre, n'hésite pas à me demander. "

Il me sourit chaleureusement mais je refusai son offre poliment. Je ne voulais pas d'armes chez moi, non.
Un petit instant passa, silencieux, puis James reprit la parole:

" Et si je te faisais visiter cette demeure? "

Il me sourit une nouvelle fois et me fit visiter le Quartier Général.
Il était grand et toutes les pièces rejoignaient la même salle: la salle d'accueil. Elle était au centre et sur les quatre mur de la pièce, il y avait des portes qui ouvraient sur d'autres salles encore. J'étais admirative devant autant de pièce et regardai avec un sourire béat le monde parcourant ces lieux.

Enfin, James me guida jusqu'à la sortie, et m'enlaça une dernière fois. Cependant, il me posa une dernière question avant de me laisser avec deux hommes qui devaient me raccompagner.

" Lisa, c'est une question très importante que je vais maintenant te poser... Je ne te demande pas de réponse tout de suite, cependant, j'aimerai que tu y réfléchisse sérieusement... Voilà... voudrais-tu intégrer le groupe des chasseurs? Je sais bien que tuer te répugnes au plus haut point, mais s'il te plait, penses-y. Tu serais plus en sécurité en sachant te battre. Et ainsi, tu pourrais protéger ta fille seule, sans mon aide. "

Il me regarda intensément et m'enlaça de nouveau. Puis il me laissa partir.

Moi? Rejoindre les chasseurs? Je ne sais pas... Journal, qu'est ce que tu en penses? Il est vrai que si je savais me battre, jamais plus je n'aurai peur de l'inconnu... et Lioma pourrait vivre sans crainte également...

Mais tuer quelqu'un... et de sang-froid en plus... J'ai peur. Il faut vraiment que je réfléchisse à cette proposition.
Comme on dit, la nuit porte conseil. Alors à demain, journal et espérons que d'ici là, j'aurai la réponse à la question de James...

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Mar 11 Aoû - 15:18



Le journal intime de Lisa
1



~18 octobre 1945.~

Je n'ai put dormir de la nuit tellement ces révélations m'ont trottés dans la tête. Devenir chasseuse est-elle la meilleure solution qui s'offre à moi? Je ne sais pas vraiment ce qu'il faut que je fasse, journal. Je suis perdue et cela me fait peur.

Quand je vois Lioma, je me dis que la meilleure solution serait d'accepter la proposition de James et devenir une chasseuse. Elle ne sourit plus comme avant. Sa gaité, sa joie... elles l'ont quitté le jour où Albert, son père, est mort. Je me dis que, si ce jour là, j'avais su me battre, alors Albert ne serait pas.... il ne serait peut-être pas...

Je ne peux revenir en arrière et remonter le temps journal, mais je peux au moins protéger le seul être cher qui me reste: ma fille, Lioma. Et si pour cela, je dois passer de l'autre côté et tuer de sang-froid un être de chair, alors, je le ferai. Sans hésitations.

Je deviendrai la chasseuse la plus redoutée et la plus crainte du continent d'Azaléa s'il le faut. Ainsi, toutes les créatures existantes n'oseront pas s'approcher de moi, ou de Lioma. Ce sont mes convictions (mes nouvelles convictions).

Enfin, avant d'être crainte et respectée, il faut d'abord que j'apprenne à me battre... Et ça, c'est pas encore gagné. Je n'arrive déjà pas à tenir un couteau sans le lâcher maladroitement... Qu'elle piètre chasseuse je vais faire.

Je pense me rendre au Quartier Général bientôt, afin de donner ma réponse à James. Je pense que j’emmènerai Lioma avec moi, inutile de lui cacher plus de choses encore. Elle ne sait déjà pas qu'elle a en elle le sérum du vampire... Je ne veux pas lui cacher plus d'informations. Après tout, elle a 12 ans maintenant, elle est assez grande pour comprendre tout ça.

Par contre, je ne la ferai pas combattre. Elle est certes, assez grande pour comprendre le contexte dans lequel nous vivons, en revanche pour ce qui est de se battre, c'est hors de question. Peut-être... plus tard. Mais pas maintenant. Il est vrai que je serai plus tranquille si elle savait se défendre, mais non.... pas tout de suite.

C'est encore ma petite fille (qui a bien grandie je dois le dire). Elle n'est plus la petite enfant fragile qu'elle était à l'époque. Maintenant, suite aux différents évènements qui se sont déroulés dans notre famille, elle est plus mature. Un peu trop pour son jeune âge, je trouve. Cela m'attriste, mais je suis fière d'elle. Elle a sut remonter la pente. Contrairement à moi...

Je fais encore des cauchemars... Bien que je ne t'en ai jamais parlé. Toujours le même rêve: le visage du vampire m'apparaît presque toutes les nuits. Ça m'énerve... J'en ai assez d'avoir peur! Je ne veux plus jamais ressentir ce sentiment.

C'est décidé, journal.... James comptera parmi ses chasseurs une personne de plus. Pas la meilleure, ni la plus expérimentée, mais une alliée de plus dans ses rangs.

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Mer 12 Aoû - 12:48



Le journal intime de Lisa
1



~2 novembre 1945.~

Ça y est, je lui ai dit -à James- qu'il devra s'occuper d'une autre chasseuse. Oui, je sais, j'ai pris énormément de temps pour lui donner ma réponse. Mais, j'avais encore besoin de réfléchir. Je n'étais pas encore sûre de ma décision.

Lorsque je lui ai annoncé la nouvelle, James était très content. Il me serra fort dans ses bras, comme si je risquais de m'en aller, de ne pas revenir. Cela m'a beaucoup touché.

Il m'a dit, alors qu'il m'éloignait un peu de lui:

" Je te promets que plus jamais tu n'auras à subir la mort d'un autre proche. En revanche, je ne te caches pas qu'il y aura des pertes.... Es-tu vraiment prête pour ça? "

Des morts, ça oui, il y en aura. Mais du moment que Lioma est en sécurité, cela n'a pas la moindre importance.

Je viens de me rendre compte de ce que j'ai écrit... Qu'elle horrible façon de penser... Comment ai-je pus écrire quelque chose d'aussi...abominable?

J'ai voulu l'effacer, mais c'est trop tard. Les mots sont à présents gravés sur tes pages, journal. Est-ce que ce sont vraiment mes pensées? Oui. Peut-être. Je ne sais pas. Non.

C'est la peur qui me fait parler comme ça. Ce sentiment que rien ni personne ne peut arracher de notre subconscient.... à part nous même. A force d'entrainement, j'arriverai sans doute à surmonter cette émotion que je hais par-dessus tout.

James m'a donné rendez-vous en décembre, le 10 plus précisément. Mon entrainement commencera enfin. Lioma sera en sécurité dans le Quartier Général. Je pourrai me concentrer sans, en plus, m'inquiéter pour elle. Quelqu'un la surveillera, c'est ce que m'a assuré James. Et je lui en suis très reconnaissante de l'attention qu'il porte à moi et Lioma.

J'ai hâte de commencer l'entrainement. Mais je me demande ce que je vais faire... Tir à l'arc? Combat à l'épée? Camouflage? Parcours? Je ne sais pas, mais toutes ses idées m'excitent. Je suis impatiente. Un peu trop, peut-être...

Après tout, c'est un entrainement pour apprendre à tuer...

Je me console en me disant que c'est également pour se défendre. Pour protéger Lioma. Pas seulement pour ôter la vie à des créatures sorties tout droit d'un conte pour enfant...

J'ai peur de ne pas réussir. Comment fera Lioma si je n'arrive pas à la défendre? Vivra-t-elle dans la peur pour le restant de sa vie? Je n'ai pas envie qu'elle ressente ce sentiment. Le sentiment que, actuellement, j'éprouve au plus profond de mon être.

Oui, journal, j'ai peur. Peur de ce que l'avenir nous réserve, peur de perdre une fois encore un être cher. Peur de perdre ma petite fille.

Qu'est ce que tu veux... Je suis une mère après tout. Et le monde dans lequel nous vivons ne laisse de place à aucun moment de répit. Il faut toujours être sur ses gardes et faire plus attention aux gens qui nous entourent. Ils ne sont pas forcément ce qu'ils prétendent être.

Je te tiendrai au courant de ma progression, journal, et tu pourras juger toi-même de mes forces... et de mes faiblesses.

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MessageSujet: Re: Moi, Lisa raconte. (en cours)   Mar 25 Aoû - 16:35



Le journal intime de Lisa
1



~10 décembre 1945.~

Je suis épuisée, journal. Ce premier jour d'entrainement m'a vidé de mes forces, je ne tiens plus debout, mes jambes refuse de me porter. Je me suis affalée sur mon lit, mais je tenais quand même à te faire part de ma formation. Le premier jour est toujours le plus difficile...

J'ai emmené Lioma avec moi afin qu'elle soit en sécurité dans le quartier général plutôt que chez notre voisine, Isabelle Lenoir. C'est une femme très gentille et attentionnée mais je doute qu'elle sache se défendre, et encore moins se battre... Je lui fais entièrement confiance, évidemment, mais...non. Je préfère largement emmener ma fille avec moi.

Elle ne comprenait pas pourquoi on passait par les marécages. Il est vrai que le chemin pour arriver jusqu'à la bâtisse est quelque peu difficile, mais contrairement à ce que je pensais, elle ne trébucha pas une seule fois...

Lioma marchait comme si elle était déjà venue dans cet endroit: exactement comme James l'avait fait il y a presque deux moi de cela.

J'étais impressionnée: elle se mouvait dans ces marécages comme si elle marchait sur les larges routes devant notre maison. On aurait presque dit qu'elle volait, effleurant la terre de ses petits pieds, me regardant avec un grand sourire.

Quant à moi, et bien... je me débattais avec la boue, les branchages et les flaques d'eau. Mes pieds s’emmêlaient entre les hautes herbes, elles m’agrippaient, me forçant à m'arrêter pour les retirer. Cela nous retarda grandement...

James nous attendait devant l'entrée du quartier général, visiblement inquiet. Lorsqu'il nous vit, un large sourire étira ses lèvres et il courut à notre rencontre.

Il ébouriffa les cheveux de Lioma qui se plaignit gentillement: elle aimait bien cet homme à la carrure imposante mais au caractère contrastant avec sa silhouette. Bien qu'elle ne l'a vu que très peu de fois... Uniquement lorsqu'il venait faire son rapport au sujet de l'Expérience.

Puis, il me prit dans ses bras et me dit avec une voix qui reflétait son inquiétude:

" Qu'est ce qui vous a retardé ? "

Je rigolais devant son regard: il était vraiment anxieux... Je le rassurais, lui disant que des plantes machiavéliques ne voulait pas nous laisser passer!
Il sourit à son tour et prit Lioma par la main.

" Vient Lio (c'est le surnom qu'il lui a donné la première fois qu'ils se sont rencontrés) je vais te faire visiter tout ça! "

Et il l'entraina avec lui dans la grande bâtisse des chasseurs. Je les suivais, regardant une fois encore, émerveillée, tous les détails qui s'offraient à moi. Lioma aussi observait les alentours: elle était excitée et sautillait tout en souriant à pleines dents. Elle me regardait avec de grands yeux, puis tournait la tête dans tous les sens, ne voulant rater aucun élément.

James la confia à une jeune femme en me demandant mon avis évidemment. J'acceptai, ne trouvant aucun argument pour empêcher ma fille d'aller avec elle. En plus, je la trouvai sympathique.

Il m'invita à le suivre et il me guida vers une petite porte, cachée entre deux rideaux. Intriguée, je me dirigeai vers la direction qu'il m'indiqua. Je le précédais, entrant dans une salle immense dont les murs étaient recouverts d'échafaudages gigantesques. Des personnes couraient dessus puis sautaient et ainsi atterrissaient tout en bas...plusieurs mètres plus bas.

Le stresse commença à me gagner. Je posai mon regard sur celui de James, mais celui-ci me sourit.

" Ne t'inquiète pas, tu ne vas pas commencer par ça. " me rassura-t-il en posant sa main sur mon épaule.

Puis il m'entraina jusqu'à un petit espace pour le tir à l'arc.

" Pour le moment, tu vas apprendre à tenir un arc, à le maintenir bandé pendant un certain temps, à bien placer ta flèche sur la corde...etc. " m'indiqua-t-il en me donnant un arc (qui était magnifique soit dit en passant...).

Je le soupesais. Contrairement au apparence, l'arme pesait son poids. Ma main n'était pas assez forte pour le maintenir en l'air suffisamment longtemps pour pouvoir viser. Je le sais, je l'ai essayé dès que je l'ai eu en main.

James a bien rigolé, bien sûr...

Frustrée, je reposais l'arc et regarda le chasseur (ça me fais bizarre d'utiliser ce mot) dans les yeux, boudant presque... J'ai un peu honte de moi je l'avoue.

Il prit l'arc et me regarda avec un sourire joueur sur les lèvres. Il saisit une flèche, banda l'arc et tira vers une cible. La plus éloignée, évidemment... Et bien entendu, il mit la flèche en plein dans le centre.

Fier, il me regarda une nouvelle fois et me rendit l'arme. Il me sourit et me défia du regard.

Immature que je suis...j'entrais dans son jeu. Je pris à mon tour une flèche, je la plaçais comme James l'avait fait un instant plus tôt. Je bandais la corde puis inspira profondément. La cible était très loin et je me concentrai pour éviter de me ridiculiser.

Mon bras me faisais mal et la flèche tremblait entre mes doigts. Je fermais un œil et inspira de nouveau. Je fixais la cible sans faire le moindre bruit.

Et la flèche partie à toute vitesse. Pour finir par ricocher sur le sol.... à mes pieds... J'avais tellement honte que je cachais mon visage dans mes mains encore souffrantes à cause de l'effort que je venais de faire.

James rigola de vive voix, ne cachant pas une seule seconde son air moqueur. Je le frappais à l'épaule, lui disant que c'était ma première fois après tout.

" Ne t'inquiète pas... Tu n'es pas la seule à avoir fait un tir aussi... ridicule! " me disait-il en rigolant, tout en évitant les coups que je m'efforçais de lui donner.

D'autres chasseurs avaient assisté à ce fiasco et s'approchaient pour venir rigoler avec nous. Ils me serraient l'épaule, certains me rassurant en me disant que eux aussi avait fait un tir... affreusement ridicule lors de leur première fois.

Puis ils se dirigèrent vers James, toujours écroulé, se moquant gentillement de moi et de mon tir. Ils le frappèrent à l'épaule, à la tête et lui demandaient de se taire. Ils rigolaient ensemble, comme de vieux amis... comme une famille...

Je sens que je vais me plaire parmi eux. L'ambiance est tellement chaleureuse... J'aime ça journal, ça me manquais...

Bref, je me suis entrainée toute la journée au tir à l'arc, et je peux te dire que je ne sens plus mon bras... J'ai des courbatures partout, pourtant je n'ai fait que tirer sur la corde et sur le manche de l'arc... J'ai mal!

Mais je peux te dire une chose, journal... J'ai réussi à atteindre la cible! Bon, la flèche n'était pas au centre... Ni même à côté.. mais au moins, elle était dessus... Sur la partie blanche...

Mais je suis contente de l'avoir planté dedans. Au moins, James à arrêté de rigoler, et ça, c'est une petite victoire en un sens.

Voilà en quoi ce résume ma journée: herbes, galère, arrivée, découverte, tir à l'arc, moqueries, fatigue... Mais c'était la plus belle depuis longtemps. Je suis heureuse et j'espère que ma Lioma l'est aussi.

J'écrirai mon deuxième jour également, journal, ne t'inquiète pas!
Mais en attendant, je vais dormir un petit peu... Je ne sens plus mes bras et mes doigts me font atrocement souffrir.

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