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 Marisa, portrait de la corruption

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Marisa Casarotti
Maison crâmée


Présages :
64

Race  :
Hybride

Métier  :
Directrice adjointe du pensionnat

Nationalité  :
Italienne

Inventaire  :
Un poudrier, et une liasse de billets

Réputation  :
8 points.

Interne depuis le  :
09/08/2015


MessageSujet: Marisa, portrait de la corruption   Dim 9 Aoû - 21:57





marisacasarotti


« La Vénalité est aux hommes ce que la charité est au bon Dieu » Bertolt Brecht

FICHE D'IDENTITÉ

  • CRÉDIT AVATAR : sophia loren
  • ÂGE : trente deux années (23/01)
  • SEXE : féminin 
  • RACE : hybride de type reptile (mamba noir)
  • ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuelle
  • NATIONALITÉ ET ORIGINES : italienne
  • STATUT : mariée (séparée)
  • MÉTIER ET ÉTUDES : directrice adjointe du pensionnat
  • SIGNES PARTICULIERS : fossette au menton
 

thisishome



  • psychologie.

La charmante Marisa n'aime qu'une chose en dehors d'elle même : l'argent. Maniaque de la propreté, l'italienne ressent perpétuellement le besoin de tout contrôler : elle ne tolère aucun échec et ne supporte pas l'insubordination. En un mot sa complaisance en son rôle d'autorité est telle qu'elle agace autant les accomplis qu'elle ne fascine les étudiants. L'adjointe veille sur les pensionnaires d'une main de fer tout en les amadouant par de belles paroles. Pour réussir, Marisa sait qu'il faut enjôler et plaire : si un élève lambda se contenterait de sourire devant l'indulgence dont elle semble faire preuve, une personne plus réfléchie, cependant, ne se laisserait pas berner par son regard de vipère. Car en effet, pour la Casarotti, tout individu devrait être entièrement dépendant du régime - et donc d'elle par extension. Ce besoin inassouvi de contrôle, alimenté par sa haine féroce envers les buveurs de sang, serait d'ailleurs à l'origine de sa collaboration active avec le service de recherches. Qui aurait cru, en effet, que ces créatures infectes puissent être dotées du plus beau cadeau qui soit : le fait de rester à jamais figé dans le temps... ?




  • caractéristiques physiques.


Marisa est telle que l'on se plait à l'imaginer : elle est grande, élancée, et possède un visage de caractère. Une fossette au menton lui confère ce côté assuré - et presque méprisant lorsque ses lèvres peintes et dessinées se tordent en un rictus contrit. Ses yeux sont d'un vert si sombre qu'ils paraissent noirs dans une lumière trop tamisée - perçants. Trop facilement déchiffrables : même lorsqu'elle sourit, ils brillent d'ennui. Son nez, lui, est le fruit d'une succession d'opérations chirurgicales - trois ou quatre ?, qui l'ont rendu à la fois trop fin et arqué - l'obligeant de toujours avoir à sourire du bon côté. Pour ce qui est de l'aspect vestimentaire, la Casarotti privilégie les jupes ou les pantalons longs et cintrés de coloris sombres : l'extravagance est une chose à ses yeux, dissidente. Jugée trop maquillée par des mijaurées puritaines, Marisa cache en elle une faiblesse des moins superficielles : la peur de se voir vieillir. Dépérir. Enlaidir.

Savez-vous ce qu'est le mamba noir ? Il s'agit à coup sûr du plus élégant des serpents qui puissent exister. D'une couleur gris métallique, sa simple vue suffit à mettre en éveil peur et admiration. Ses écailles rugueuses, âpres et ses orbes entièrement noires - ornées d'un simple anneau doré, le rendent pourtant épouvantable. Il faudrait être fou pour reconnaître sa beauté.

La troisième forme de Marisa - l'hybridée, est de loin la plus abominable. Son visage ne conserve pas une once d'humanité. Aucune, si ce n'est ce nez trop droit - et sans doute encore trop arqué, que la chirurgie n'a pas su corriger. Ses pupilles se vident de toute nuance verdâtre pour n'y laisser que du noir - surmonté d'un infime cercle ambré. Et sa langue - sa langue !, devient immense, râpeuse. Fendue en deux sections - elle est alors capable de les agiter à sa guise. Lorsque la partie inférieure de son corps tombe lâchement au sol, une queue - une queue démesurée, prend la place de ses jambes. Elle est alors obligée de ramper. Son buste et sa peau, eux, finissent par se recouvrir totalement de ces horribles écailles métalliques dont la simple vue, cette fois-ci, ne vous inspirera qu'une chose : le dégoût.




WHAT YOU SHOULD KNOW ABOUT HER/HIM
C'est dans la poussière d'une maison délabrée, bien loin de tout confort apporté par l'appui des dirigeants, que naquit Marisa le vingt-trois janvier mille neuf cent dix-sept. L'hiver avait été particulièrement rude : on se pressait à vingt devant la cheminée – parents, voisins, amis compris, et rares furent les enfants de cette saison qui purent souffler leur première bougie. Ce fut le cas de l'Italienne, dont la mère qui ne parlait pas la langue avait été recueillie par la communauté quelques mois auparavant, déjà engrossée. C'est au sein de cette « fratrie » aux locaux miséreux qu'elle passa sa jeunesse. Là-bas, le temps s'écoulait de façon rudimentaire : on mangeait pour survivre et on s'habillait pour ne pas avoir froid, point. Les anciens tentèrent tant bien que mal d'inculquer des notions de chasse et de moral à la petite fille qui semblait tout droit venir d'un autre monde. Boudant le gibier que l'on lui apportait, refusant de se vêtir des haillons d'une autre : Marisa se fit peu d'amis parmi ces personnes qu'elle exécrait. Les gamins de son âge étaient pleurnichards, faibles : ils n'avaient que la peau sur les os tandis qu'elle se plaisait à s'imaginer reine - non : comtesse. Telle la sublime contessa di Castiglione dont sa mère lui narrait souvent les aventures à la Cour. En bref, la jeune Italienne avait toujours rêvé d'avoir ce qu'elle n'avait pas : le luxe, les tissus raffinés – ceux qui caressent votre peau à chaque mouvement, les vraies poupées – pas celles à moitié mâchées par une chouinarde dont la morve coulait jusqu'au menton...

Elle ne se destinait pas à la pauvreté.
Marisa n'était pas comme eux. Elle.

Elle avait une belle gueule – un phrasé admirable pour une simple gamine des favelas. Et surtout, n'avait pas froid aux yeux.

L'Italienne prit la route quelques jours à peine après le décès de sa mère, Luisa – celle-ci ne s'était jamais complètement remise de son étrange périple. Le voyage se révéla être bien plus ardu que ce que la jeune fille avait escompté : les ruines qu'elle parcourait étaient semblables à celles qu'elle avait quitté : et tous les villageois croisés s'accordaient à tenter de lui faire rebrousser chemin. Comment pouvait-on vouloir rester dans la pauvreté ? Dans la misère, dans la saleté.

Faisant fi des mises-en-garde lancées à son encontre, ce ne fut qu'après avoir été attrapée par un homme travaillant pour le laboratoire que Marisa se dit qu'elle aurait peut-être mieux fait d'attendre. Encore un peu.  Lorsqu'il lui posa des questions, l'Italienne ne donna que son prénom - et son âge qu'elle vieillit de deux ans.

A sa "remise en liberté" - ou plutôt à son arrivée au pensionnat, Marisa sut instinctivement que les choses avaient changé. Tout était à son avantage. La série d'examens et d'expériences que l'on avait mené sur elle lui semblait même être un maigre prix pour accéder à "l'autre monte". Élève exemplaire - souriante et appréciée de ses congénères, tout ne fut pour elle qu'une succession de rencontres hasardeuses. D'abord il y avait eu tous ces minables de la haute qui l'avait élevée au rang de secrétaire, d'intendante, ... Puis, Casarotti qu'elle épousa sans trop savoir pourquoi - ou plutôt pour une coquette somme d'argent qui lui assurait de plus jamais avoir à traiter haillon et poussière.

Et enfin, il avait cette lettre reçue. Accompagnée d'un montant plus qu'honorable.
"Acceptez de seconder le Directeur dans la régie du pensionnat tout en gardant un œil plus qu'attentif sur certains sujets. Et attendez de plus amples instructions. "

La Casarotti avait désormais tout ce dont rêvait la gamine miséreuse : une garde-robe à faire pâlir d'envie quiconque, la sécurité d'avoir chaque jour au minimum trois repas chauds ainsi qu'un lit conforme à ses attentes - c'est-à-dire non constitué de paille et de mousse. Et en plus de cela, le pouvoir d'administrer les autres.

La honte de partager son corps avec une bête abominable devenue sienne n'était vraiment qu'un faible prix à payer, n'est-ce pas ?





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Dernière édition par Marisa Casarotti le Mer 12 Aoû - 14:51, édité 14 fois
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Alexandra Hilliard
Marmotte confirmée


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MessageSujet: Re: Marisa, portrait de la corruption   Dim 9 Aoû - 22:21

Re-bienvenue ma chère! Je sens que ce personnage sera haut en couleurs, digne d'une Diva...

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬



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“C'est à nous qu'il incombe de surmonter les obstacles.”
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Andrew Baskerville
Courgette divine et sexy


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MessageSujet: Re: Marisa, portrait de la corruption   Lun 10 Aoû - 1:16

Rebienvenue à toi chère Liese, avec un personnage complétement opposé à ton premier compte. De quoi donner des frissons dans le dos, avec une telle gouvernante !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬



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Lioma Hearts
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MessageSujet: Re: Marisa, portrait de la corruption   Lun 10 Aoû - 11:05

Et beh, la transformation de ce personnage promet d'être très.... effrayante ^^
Re-bienvenue o/

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


Médaille <3:
 
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Marisa Casarotti
Maison crâmée


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MessageSujet: Re: Marisa, portrait de la corruption   Lun 10 Aoû - 16:59

Merci à vous trois !
Contente de voir que Marisa produit sur vous l'effet escompté, kuku.
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Alexandra Hilliard
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MessageSujet: Re: Marisa, portrait de la corruption   Mer 12 Aoû - 18:20

Mon dieu, tu as un réel talent pour écrire... Même si je sens que je vais mépriser ton personnage.

Je te valide

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬



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