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 •• Inspection du travail.. { PV. J. Graziella }

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Marisa Casarotti
Maison crâmée


Présages :
64

Race  :
Hybride

Métier  :
Directrice adjointe du pensionnat

Nationalité  :
Italienne

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Un poudrier, et une liasse de billets

Réputation  :
8 points.

Interne depuis le  :
09/08/2015


MessageSujet: •• Inspection du travail.. { PV. J. Graziella }   Sam 17 Oct - 18:13





« Inspection du travail.. »
feat jesalynda graziella and marisa casarotti


Le bruit significatif de ses talons martelant le sol attira bien des regards. Logique. Il était rare, après tout, que la Signora Casarotti daigne sortir de ses quartiers - et encore plus, qu'elle se dirige d'aussi bon pas en direction de l'infirmerie, une montagne de papiers sous le bras. Ces derniers temps quelque chose n'allait pas : ça allait et venait à l'infirmerie à un rythme effréné, et à toutes heures. La semaine passée, pas moins de onze élèves y avaient trouvé refuge durant leur entraînement journalier, prétextant douleurs abdominales et autres simagrées. Et les choses ne s'étaient pas arrangées par la suite : des rapports de professeurs signalaient l’absence 'justifiée' et répétée d'autres élèves, ayant poussé le vice jusqu'au fait de sélectionner leurs heures de présence.

C'était incompréhensible. Et parfaitement intolérable.

Arrivée aux portes de sa destination, Marisa eut un mouvement de recul. Sans doute aurait-il été préférable d'annoncer sa tenue au préalable :  il ne manquait plus qu'elle tombe en plein acheminement de nouveaux sujets.. L'italienne n'était vraiment pas d'humeur à supporter des crises d’hystérie.

Ses yeux tombèrent brusquement sur la petite pancarte grise fixée au dessus du carillon : "fermeture temporaire - s'adresser au guichet d’administration. " Comment ? Réflexion faite, il ne lui semblait avoir ordonné aucun nouveau convoyage. Et, surtout, de n'avoir signé aucune attestation de congé maladie...

La porte n'était pas fermée à clé - cela est-il dû à une nouvelle négligence de l'auxiliaire de santé ? Mieux valait en avoir le cœur net, la Casarotti enclencha l'ouverture et ce qu'elle vit lui arracha un cri de surprise : c'était désastreux.

Quelque chose - ou quelqu'un, avait ravagé l'endroit. Le bureau principal était renversé, les papiers éparpillés  : les lits avaient été déchiquetés, il ne restait des draps que des haillons épars. Toutes les étagères avaient été fauchées, leur continu entièrement répandu au sol. Des morceaux de verres jonchaient le plancher, rendant impossible l'accès aux quelques couches épargnées.

Que diable s'était-il passé ici ? On aurait pu croire à un vrai champs de bataille dans les dommages étaient empreints de bestialité. Quelqu'un avait voulu ravagé l'infirmerie - et ne s'était pas prié pour le faire.

Autre détail important, l'endroit était désert. Il n'y avait la trace d'aucun patient ni d'aucun responsable.

Si Marisa voulut s'aventurer davantage dans la salle à la recherche d'une quelconque explication elle dût cependant reconnaître que le port de ses chaussures était incommode. Impossible de se mouvoir sur une surface tranchante, jonchée sur du sept centimètres...

Elle renonça donc à son plan initial, et abandonna ses dossiers par terre. Il s'agissait maintenant de sa dernière préoccupation.

C'est ce moment que choisit l'infirmière pour revenir :  à peine en eut-elle franchit le seuil que la voix de la Casarotti cingla dans la pièce :

« Que diable s'est-il passé ici ?!  »

Marisa observait la nouvelle venue avec sévérité, un des rangs de sa blouse manquait - et la façon dont elle s'était démise de ses responsabilités l'agaçait au plus haut point : pourquoi n'avait-elle pas réagi ? Ou au moins prévenu l'autorité compétente ? Si cela avait été fait - alors l'affaire aurait sans doute déjà été réglée !

L’auxiliaire était pétrifiée :  elle ne semblait pas le moins du monde prête à bouger. Chose qui énerva l'Italienne plus que de raison : dieu qu'elle détestait l'indolence !

« Ne restez pas plantée là, voyons. Et fermez la porte à clé, il ne manquerait plus qu'un élève entre dans ce foutoir ! »

Très loin de ses habitudes, la Casarotti ne se contrôlait pas. Cette mauvaise surprise la mettait hors-d'elle, et elle ne pensait plus qu'à une chose : trouver le responsable et lui coller le savon du siècle.



▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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Jesalynda Graziella



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46

Race  :
Hybride (tigre blanc).

Métier  :
Elle déambule actuellement dans le pensionnat en tant qu'infirmière.

Nationalité  :
Italienne.

Inventaire  :
Seringue et boule de laine

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22 points.

Interne depuis le  :
20/09/2015


MessageSujet: Re: •• Inspection du travail.. { PV. J. Graziella }   Jeu 5 Nov - 22:27

   
TITRE Inspection du travail... —


— Marisa Casarotti & Jesalynda Graziella





*Ca avait recommencé. Elle avait encore pété un plomb, et elle ne se souvenait plus de rien. Ou peut-être ne voulait-elle simplement pas se souvenir ? Voilà une question bien épineuse… Elle n’en savait trop rien, en fait. Mais quand elle y pensait, elle n’avait que des images floues, ainsi qu’une rage immense l’envahir.


Qu’est-ce qui avait pu provoquer un tel sentiment ? L’espace d’un instant, elle se dit qu’elle n’en savait rien, avant de se souvenir. La patiente, la nouvelle… Celle sur qui ils avaient testé leur nouvelle expérience. Elle était morte. Elle avait tenu quatorze jours, mais l’infirmière n’avait pas pu la sauver. S’était là qu’elle s’était énervée… qu’elle avait perdu le contrôle.

Il avait fallu plusieurs heures à la tigresse pour se remettre de ses émotions. Heures qu’elle avait passé dans la montagne, seul endroit qui lui apportait un peu de réconfort durant ses crises… S’était son endroit. Son endroit à elle… Tout comme l’infirmerie. Oui, s’était un peu ça… mais si l’infirmerie était son endroit, sa maison, la montagne était un peu sa chambre. L’endroit où elle allait pour se ressourcer, pour s’évader… juste pour elle-même.


C’est pour cela que lorsqu’elle rentra, Jesalynda fut tout à fait surprise de retrouver la jeune Casarotti dans son habituel « havre de paix ». Elle n’avait vu la directrice adjointe qu’une ou deux fois, et à chaque fois, les regard qu’elle ne manquait pas de lui jeter ne manquaient pas de lui faire comprendre que si cela ne tenait qu’à elle, elle ne serait déjà plus de cet établissement.

Et elle fut encore plus surprise de trouver l’état dans lequel elle avait laissé l’infirmerie, ce dont elle ne se souvenait bien entendu pas. Le seul endroit ayant été épargné était le coin gauche de la pièce, près de la fenêtre. Un simple drap blanc recouvrait le lit où sa patiente était toujours allongée – évidemment, personne n’était venu lui rendre les honneurs ou l’emmener à la morgue… personne ne s’était même aperçue de sa mort.

En aurait-il était ainsi, si elle avait été à sa place, à son arrivée ? Car il fallait bien avouer une chose : si la tigresse s’était mise dans cet état, ce n’était pas que parce que la vie humaine – ou d’une quelconque autre créature que ce soit – était primordiale à ses yeux… Enfin, pas que pour cela. Cette jeune fille, se battant contre la mort lui avait rappelé celle qu’elle était lorsqu’elle était arrivée. Enfin, celle qu’on lui avait raconté qu’elle était…

A cet instant, la jeune infirmière était à des lieues d’imaginer la raison pour laquelle la vice directrice se trouvait dans 
l’infirmerie. Mais ce qu’elle savait, par contre, était qu’elle ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment…
Ses crises passagères n’étaient pas tenues secrètes, bien sure, mais étaient tellement occasionnelles qu’elles n’étaient pas forcément bien connues. Cela tenait aussi du fait que peu de personnes passaient à l’infirmerie et que, donc, dans ces cas là elle avait la possibilité de tout ranger et arranger avant que quiconque ne s’en aperçoive. Raté pour cette fois…

Alors, la brunette resta plantée un moment devant la responsable qui lui faisait face. Elle savait très bien qu’elle allait passer un sale quart d’heure… ce qui se confirma lorsque tu haussais à nouveau le ton, lui ordonnant de fermer la porte.

Elle retint sourire amer à tes propos : s’était le week-end, et bien qu’elle soit trop naïve pour avoir compris la supercherie, elle avait remarqué que les élèves étaient nettement moins malade le week-end. Vous ne risquiez donc pas d’avoir de la visite, si ce n’est pour la pauvre malade – enfin, défunte à présent – qui patientait dans le fond de la pièce.
Jetant un dernier regard à celle-ci, elle se tourna et ferma lentement la porte. Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, elle était assez calme. Surement un trop plein de stress qui bloquait sa nervosité…

Après avoir bloqué la porte, la brunette se pencha afin de rassembler les dossier que tu avais laissé tomber. Encore échevelée de sa sortie, ses cheveux étaient détachés et ébouriffés, ses joues rouges, mais ses yeux vissés sur le sol restaient vide…

Elle se redressa alors, tes dossiers en mains, et te les tendit doucement*

-Vous avez fait tomber ceci, mademoiselle…

*Sa voix était douce, et si elle tremblait un peu, cela ne changeait pas assez de l’habitude pour que le changement soit notable. Elle agissait presque comme si tout était normal, ce qui en fait, étiat le cas pour elle…
   

   
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